
17 septembre
On se paume dans la montagne, lors d’une tentative de prendre la route vers Molinos. Les villageois indiens se marrent en nous voyant passer pour la deuxième fois en sens inverse, car ils se sont probablement demandés OU on comptait aller la première fois qu’ils nous ont vus… Mais il fait très beau, et on découvre le paysage des vallées perchées à 3000 m d’altitude. On traverse une rivière en voiture (je rappelle que ce n’est pas une 4x4, mais une simple bagnole de ville…), on fait demi tour sur des cailloux, bref, plein d’aventures…
Pour se consoler d’avoir été la risée de la région, on décide de déjeuner à Cachi, c’est à dire qu’à deux heures de l’aprèm, on a toujours pas bougé de notre bled. Mais bon, on n’est pas aux pièces !
Un stop sur la route entre Cachi et Molinos. Des montagnes et des couleurs à l’infini, une nature grandiose, presque trop. Nous prenons quelques photos et admirons le paysage. Pink Floyd s’échappe par la portière restée ouverte de la voiture. La musique est plutôt bien choisie pour ce paysage de désert, de montagnes et de cactus. Un road movie en live…
Pause à Molinos ; hameau presque fantôme écrasé de soleil. Nuit à Angastaco dans maison toute simple, 10 pesos par personne.
Photo du coucher de lune, ratée…
Dîner chez Leandro. Il nous sort sa guitare et nous chante des chansons en quetchua. Puis il nous sort une mappemonde et nous demande de lui montrer d’où on vient. Il nous demande aussi quelle langue on parle entre nous (l’anglais), et découvre que les Français et les Allemands ne parle pas la même langue… Là-dessus on embraye sur l’astronomie, la géographie, pourquoi les saisons sont inversées dans l’hémisphère sud… en espagnol, ce qui veut dire que nous utilisons beaucoup nos mains… Nous sommes tous impressionnées par sa culture et sa curiosité pour le vaste monde, alors qu’il n’a probablement jamais mis les pieds à BA.
18 septembre
Dans la voiture entre San Carlos et Cafayate.
Nous traversons depuis 2 ou 3 jours des paysages qui paraissent déserts, mais quand on regarde bien, la trace de l’homme est partout. La route la plus déserte et la plus caillouteuse est toujours longée par des poteaux électriques qui mènent au village suivant ; dans le fouillis apparent des étendues vertes, on finit par distinguer des clôtures, des champs bien labourés, des petites cabanes, des maisons éparpillées… par rapport à notre fantasme de nature absolue et vide, l’endroit est en fait surpeuplé ! on est loin du bout du monde…
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